Etymologie du nom de la commune

Ancienne paroisse du « Pagus de Foenan » Clohars-Fouesnant est depuis la Révolution une commune du canton de Fouesnant. C’est sur un document datant du XIème siècle, le cartulaire de l’Eglise de Quimper (1086), qu’apparaît pour la première fois le nom de la paroisse de CLOETGUAL. Au fil des siècles on voit l’orthographe du nom changer : CROEZUAL (1285), CROZGUAL (1350), CROZVAL (1405), CLOHAL (1535)… A partir du XIIème siècle on note régulièrement CLOHAR ou CLOAR et enfin au XIIIème apparaît le « S » final pour donner le nom actuel, CLOHARS. Le graphisme ancien CLOETGUAL, est à rapprocher du nom d’homme CLUTUUAL, composé de CLUT « réputé » et UUAL ou GUAL, « valeureux ». Un nom de guerrier pour désigner une paroisse, si cela peut surprendre, le cas n’est pas isolé en Cornouaille: citons Gourlizon (Guorlison : nom d’un seigneur) ou encore Guengat (gwen : blanc, bienheureux, sacré…kad : combat).

Quel lien entre Clohars-Fouesnant et Clohars-Carnoët ?

Toutes deux communes littorales du Finistère, distantes de 50 kms, elles sont régulièrement confondues dans les titres d’articles de presse ou par le voyageur. Une idée communément admise, veut que, partis de l’Abbaye de St-Maurice, en Clohars-Carnoët, des moines cisterciens soient venus s’installer en pays fouesnantais, apportant avec eux le nom Clohars qu’ils auraient accolé à Fouesnant. Théorie séduisante, mais sans doute fausse, car la première implantation cistercienne en Bretagne, la fondation de Bégard en Côtes d’Armor, date de 1130, (une quinzaine suivront jusqu’en 1252); celle de l’abbaye de Clohars-Carnoët est située vers 1170, et surtout, son fondateur, l’abbé Maurice Duault, a vu le jour en 1115 ! Or, plus haut, il est fait mention de CLOETGUAL, en pays fouesnantais, dès 1086…La seule chose certaine qui lie les deux Clohars, c’est leur origine étymologique, le nom d’un guerrier. Que Clohars puisse se traduire par « Le Valeureux » est plutôt flatteur pour les cloharsiens. Seul regret, celui d’ignorer les mérites et l’identité du personnage à qui ils doivent le nom de leur commune respective.

D’après les travaux d’Albert Deshayes et Hubert Bouché,

parutions Foen-Izella